“on y va” pour la promenade en laisse, la petite boite fait son effet, Crakers marche à côté de moi en me regardant et je me sens un peu “distributeur automatique de croquettes”. Mais il marche de mieux en mieux en laisse et les promenades s’allongent peu à peu, de 5 mn au départ, on peut faire 15 mn. Le tour du pâté de maison près de la maison nous amène à passer devant un gros chien berger des pyrénées qui a un gros aboiement très grave qui a paniqué Crakers la première fois. Maintenant il se laisse distraire facilement avec les croquettes et passe devant sans panique même si ce n’est pas encore l’indifférence.
“aboie” : cette commande a pour but de faire aboyer le chien pour demander du secours quand la personne handicapée est en difficulté. Pour y arriver, Brigitte a dit de faire monter l’excitation du chien jusqu’à ce qu’il aboie. Mes essais sont vains. Crakers s’assoie et me regarde comme si j’étais bonne à enfermer… Heureusement, le jeudi je pars en promenade en forêt (sans laisse) avec une amie, ancienne famille d’accueil qui n’a pas pu prendre de chien de la nouvelle promo. Tout naturellement, elle appelle Crakers, le fais asseoir, lui dit “aboie” et … ça marche ! Avec mon Crakers, pas besoin d’excitation, il a tout compris.
“apporte” : le chien doit prendre par terre un objet et le garder en gueule jusqu’à ce qu’on lui dise donne en prenant nous-même l’objet.
Il faut que ce soit un objet métallique car le chien n’aime pas le métal et il faut l’habituer vite à ce contact. J’essaie plusieurs objets mais il n’accepte de prendre que la pince à linge en bois. Pour les clés, il attrape l’anneau en plastique. Je change l’anneau pour un métallique et … je remets la pince à linge ! J’ai ensuite l’idée de laisser trainer mon trousseau de clé tout métal par terre et sors de la pièce. Quand je reviens je trouve Crakers dehors avec les clés entre les pattes. Donc il a transporté les clés dans sa gueule tout seul en jouant : “c’est bien mon Crakers, apporte ! ” et voilà, c’est gagné. Maintenant il transporte les clés, les petites cuillères… Bientôt il parait qu’il faudra apporter la gamelle mais on n’en n’est pas encore là ! Il a apportée une lettre depuis la boite aux lettres, maintenant on va chercher le courrier tous les deux. On termine le “apporte” par un “donne” et le chien lâche l’objet.
“tug” le chien doit tirer sur un chiffon avec les dents. Ce chiffon sera plus tard accroché à une porte de placard qu’il pourra ainsi ouvrir. Crakers et Ulka jouent souvent à tirer sur des cordelettes chacun de son côté, mais tous les chiffons que je propose sont dédaignés pas Crakers. En suivant l’idée précédente je laisse par terre le chiffon et ne m’en occupe plus tout en surveillant du coin de l’œil, jusqu’à ce que le toutou-joueur le prenne tout seul en gueule et de nouveau c’est gagné.
“dis bonjour” le chien doit tendre une patte avant suffisamment haute et loin pour la poser dans notre main. Au début je mets une croquette dans ma main fermée et il pose sa patte dessus. Mais bien vite il se contente de chercher la croquette sans se donner la peine de mettre sa patte. Il faut trouver autre chose et je tâtonne plusieurs jours. Finalement je cache la croquette, lui montre bien que je n’en n’ai pas dans les mains et en “chatouillant” un peu sa patte j’obtiens le bon geste.
De temps en temps je fais le prestidigitateur et fais apparaître une croquette.
Il y a bien sûr encore toutes les commandes élémentaire d’éducation, “assis”, “doucement” pour se calmer quand l’excitation monte trop (ce qui arrive souvent dans les jeux avec Ulka) , “lâche” quand il prend dans sa gueule des choses interdites (limaces mortes, cailloux, crottes et autres charognes…) et aussi la propreté, pas encore tout à fait acquise notamment la nuit, mais c’est en progrès.